la corbeille à pain
Le panier à pain est presque aussi vieux que le pain lui-même. Dès que les humains ont commencé à cultiver des céréales et à cuire du pain, ils ont eu besoin de le transporter, le conserver et le présenter.
Les Égyptiens maîtrisaient déjà la panification et utilisaient des paniers tressés en roseau ou en palmier pour transporter les pains, souvent représentés sur des fresques funéraires. Le pain avait aussi une valeur religieuse et symbolique.
Chez les Grecs puis les Romains, le pain est un aliment central. On utilisait des corbeilles en osier pour le marché, la maison et les banquets. À Rome, certaines corbeilles servaient même à distinguer les types de pains (blanc, noir, pour les riches ou pour le peuple).
Au Moyen Âge, le panier à pain devient un objet domestique courant : fabriqué en osier, paille ou bois, il est utilisé pour stocker le pain, souvent durci, ou le transporter du four communal à la maison
Dans certaines régions, le pain était posé directement dans un panier suspendu pour le protéger des rongeurs.
À partir du XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècle, le panier à pain entre sur la table. Il devient plus soigné, plus élégant ; il participe à l’art de la table, notamment en France où le pain est « sacré »
Aujourd’hui, le panier à pain est à la fois pratique (conserver et servir), culturel (symbole de partage et de convivialité), esthétique (design, matières naturelles, artisanat)
En France en particulier, il reste un symbole fort du repas familial et du pain quotidien.